Institut Turgot au service de la liberté
LES VERTS AJOUTENT L’ALIMENTATION A LEURS CIBLES

LES VERTS AJOUTENT L’ALIMENTATION A LEURS CIBLES

Au Royaume-Uni, le gazole coûte l’équivalent de  3 dollars le litre, en raison de taxes exorbitantes, la production de biocarburants a fait doubler les prix des fruits et légumes en quelques mois, et 40% des centrales de production d’électricité vont fermer au cours des six années qui viennent. En supplément, les alarmistes verts qui ne cessent de mettre en garde contre le « réchauffement global » alors que le climat est en train d’entrer dans une période de refroidissement demandent une réduction drastique de l’usage de pesticides dans toute l’Union Européenne. Cela devrait réduire considérablement la production agricole, et pourrait entraîner des pénuries en certains domaines.

Quel futur, en ces conditions, nous préparent les environnementalistes ?  

C’est au nom d’une directive de l’Union Européenne que 17 centrales britanniques vont fermer bientôt : elles sont censées produire trop de CO2 et contribuer au « réchauffement ». Et qu’importe si, contredisant les modèles informatiques, les températures moyennes réelles ont baissé partout sur terre depuis seize mois.

Jusqu’à présent, l’Union européenne avait réglementé l’usage des pesticides en considérant que l’importance de leur contribution à la production alimentaire  l’emportait sur les risques très faibles impliqués par leur usage. Désormais, le recours autorisé aux pesticides sera drastiquement limité sur la seule base de risques purement théoriques énoncés par les alarmistes.

Le Pesticide Safety Directorate britannique dit que la pratique de l’agriculture va devenir impossible dans de nombreuses contrées d’Europe. Les coûts de production, là où l’agriculture restera possible, vont s’élever,et les récoltes chuter.  S’agit-il là d’une façon hypocrite de contrôler l’expansion démographique par la famine ?

Les pesticides se sont ils révélés meurtriers pour les citoyens de l’Union Européenne ? Non : en fait les Européens ont une espérance de vie plus longue que jamais, et qui devrait encore gagner 5 années d’ici 2050, à moins, bien sûr, qu’ils ne soient condamnés à mourir de faim.

Est ce que tous les oiseaux et les papillons d’Europe sont morts en raison de l’usage de pesticides ? Non encore. En fait, les biologistes notent un accroissement de la biodiversité en Europe : les végétaux, les papillons, les oiseaux, les poissons, les mammifères tirent tous avantage du climat tempéré « interglaciaire » dont nous avons bénéficié depuis la dernière période froide. Les températures se sont élevées de seulement 0,2 degrés entre 1940 et 1998, et elles ont reculé au cours des derniers mois de 0,5 degrés.

Pourquoi alors interdire les insecticides qui nous permettent de contrôler la prolifération des parasites qui s’attaquent aux plantes, des termites et des cafards ? Pourquoi interdire les fongicides qui font reculer les moisissures qui détériorent de nombreuses récoltes en région pluvieuse ? Pourquoi s’en prendre aux herbicides qui limitent la croissance des mauvaises herbes qui viennent parasiter les récoltes ?
Les agriculteurs « biologiques » disent qu’ils peuvent nourrir la planète, mais un comité gouvernemental danois rassemblant les plus grands experts du pays a conclu en 1999 qu’une obligation de se limiter à l’agriculture biologique diviserait les récoltes planétaires par deux. De nombreux experts sont parvenus aux mêmes conclusions. Une étude de l’université du Michigan publiée en 2007 a dit l’inverse, mais elle a été menée par un géologue sans aucune expérience de l’agriculture.
L’humanité a bénéficié, ces dernières années, du climat le plus confortable de l’histoire de la planète. Le réchauffement que nous avons connu pourrait, au rythme constaté jusqu’à ces derniers mois, durer encore plusieurs siècles encore sans que le réchauffement éventuel dépasse 1 degré centigrade. La seule hausse massive de températures envisagée se trouve dans des modèles informatiques sans relation à la réalité.
La production agricole s’est considérablement accrue ces dernières décennies, en dépit des avertissement des verts disant que les technologies utilisées étaient dangereuses et sans avenir . Bill Gates envisage maintenant de prolonger la révolution verte de Norman Borlaug aux fins de nourrir l’Afrique. La baisse de la natalité dans le tiers monde  laisse penser que la population de la planète va plafonner en 2040. Devrait suivre  une baisse du nombre d’habitants sur terre, et une dissémination de la prospérité sur la planète grâce au commerce et ax innovations technologiques.

La vie est elle trop agréable ? Est ce pour cette raison que certains veulent la rendre plus pénible ?

 

------


Dennis T. Avery est chercheur au Hudson Institute et dirige le Center for Global Food Issues. (www.cgfi.org).



.





Ecrit par Dennis T. AVERY
Le : 09/07/2008

Aucune contribution sur cet article

Déposer une contribution


Titre


Mots clés

Description

Code de vérification

Veuillez saisir le code Anti-Robot ci-dessus, ce code sert à vérifier que vous n'êtes pas un Robot indélicat.

Création de sites internet Advanced Informatique