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DE L’EAU FROIDE SUR LE RECHAUFFEMENT GLOBAL

DE L’EAU FROIDE SUR LE RECHAUFFEMENT GLOBAL



On parle, sur le ton de la plaisanterie, de colloques sur le réchauffement global qui ont dû, ici ou là sur la planète, être annulés en raison d’une vague de froid ou d’une tempête de neige.

Les vagues d’hystérie et d’engouement grégaire ne peuvent, elles, pas prêter à sourire, et créer des vagues d’hystérie et d’engouement grégaire est devenu l’activité essentielle de ceux qui parlent aujourd’hui de la « crise » du réchauffement.

Ils mobilisent des gens venus de toutes les horizons, les rebaptisent « scientifiques », et affirment ensuite que « tous les experts sont d’accord » : la « crise » existe.

Leur principal argument est que le temps des arguments est passé.

Tout un secteur d’activité s’est développé où se mêlent les gens qui obtiennent des subventions, les services gouvernements qui bénéficient de budgets, les politiciens qui bénéficient d’une promotion à bon compte, et les professionnels de l’indignation toujours en quête d’une raison nouvelle de s’indigner. Ce secteur donne aux enseignants des moyens de pratiquer en classe une autre activité que l’enseignement.

Ceux qui se penchent d’un peu plus près sur les faits découvrent souvent que ceux qu’on appelle « scientifiques » ne sont, souvent, pas des scientifiques, et que ceux d’entre eux qui  sont vraiment dignes d’être appelés ainsi ne sont pas des spécialistes du climat. Mais qui se laisse embarrasser par les faits de nos jours ?

Un colloque sur le réchauffement global d’un genre très différent se tient cette semaine sous l’égide du Heartland Institute, du 2 au 4 mars, à New York.

Son intitulé est « Conférence internationale sur le changement climatique ». Le sous-titre : "Le réchauffement global : crise ou supercherie ?". Les participants prévus sont des professeurs de climatologie, des scientifiques et d’autres chercheurs.

Ces gens viennent des Etats-Unis, du Canada, mais aussi de Grande-Bretagne, de Hongrie ou d’Australie. On rencontrera parmi eux des personnages éminents, tels que Vaclav Havel, ancien Président de la République Tchèque.

Il y aura, en tout, 98 orateurs et 400 participants.

Le texte de présentation dit qu’"il n’existe aucun consensus scientifique  sur les causes et les conséquences d’un hypothétique réchauffement global".

Nombre des participants ont exprimé du scepticisme concernant les explications prévalentes du changement climatique ou les prédictions alarmistes énoncées à propos du climat futur.

Ils incluent des auteurs tels que Fred Singer et Dennis Avery, Unstopable Global Warming Every 1500 Years (Un réchauffement global impossible à arrêter survient tous les 1500 ans), et Patrick J. Michaels, The Shattered Consensus (Le consensus anéanti).

Le colloque sera l’une des rares occasions, pour les journalistes à l’ancienne qui croient encore que leur travail est d’informer le public et non de disséminer des idées reçues, d’entendre l’autre version des choses.

Plusieurs films seront projetés, dont The Global Warming Swindle (L’escroquerie du réchauffement global), un documentaire diffusé et produit par une chaîne de télévision britannique maintenant disponible en DVD, et qui constitue une réfutation dévastatrice du délire actuel sur le réchauffement global.

Personne ne nie que l’effet de serre existe. S’il n’existait pas, la moitié de la planète qui ne reçoit pas la lumière du soleil quand vient la nuit gèlerait quotidiennement.

Il n’existe même pas de controverse sur les températures relevées. Ce qui est fondamentalement en question, ce sont les explications, les implications, et les extrapolations.

La ligne de base du raisonnement de ceux qui disent que nous nous dirigeons vers une « crise de réchauffement » de proportions épiques est que les activités humaines générant du dioxyde de carbone sont le facteur clé du réchauffement qui a eu lieu ces dernières années.

Le problème  est que le réchauffement est survenu d’abord, et que les niveaux de dioxyde de carbone se sont élevés ensuite. Nombre de scientifiques disent, en conséquence, que la hausse des températures a créé l’augmentation du dioxyde de carbone, et non l’inverse.

De nombreux facteurs, dont les variations dans les quantités de chaleur émise par le soleil, peuvent provoquer réchauffement ou refroidissement.

La difficulté est que tout cela est devenu une croisade plutôt qu’un exercice logique. Trop de gens ont bien trop peur du « risque » pour se tourner vers un examen sobre des faits.

Ceux qui ont misé sur le délire ne se viendront pas à la conférence de New York, et ils incluent malheureusement l’immense majorité de ceux qui parlent dans les médias.


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Thomas Sowell est Senior Fellow à la Hoover Institution, à Stanford, et l’auteur de nombreux livres dont Economic Facts and Fallacies.




Ecrit par Thomas SOWELL
Le : 01/03/2008

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