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LES ERRANCES CLIMATIQUES DE L’ONU

LES ERRANCES CLIMATIQUES DE L’ONU

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), émanation des Nations Unies, vient de publier la version finale de son évaluation (style film d’épouvante) du réchauffement global.

Cela ne surprendra personne que, selon les Nations Unies, un peu plus de deux cent cinquante années de développement et de progrès occidentaux ont placé la terre en situation de danger imminent et de désastre absolu, et que la seule façon de sauver la planète est de boire la potion « Nations Unies », et de se soumettre au rationnement gouvernemental de l’énergie et à la planification économique étatique.

Et encore, n’ai-je pas mentionné que les Nations Unies disent qu’il nous reste seulement sept années pour en finir avec l’accroissement des émissions de dioxyde de carbone, et quarante années pour inverser la tendance si nous ne voulons pas voir disparaître le quart des espèces existant sur la planète.

Je serais moi-même effrayé si je ne savais pas que ce sont les mêmes Nations Unies qui viennent d’admettre qu’elles ont gonflé très fortement les chiffres du Sida en Afrique, accroissant ainsi considérablement la panique mondiale aux fins de servir leurs objectifs en termes de levées de fonds, et les mêmes Nations Unies qui ont présidé le programme pétrole contre nourriture qui, par le biais de la corruption, a permis à Saddam Hussein de toucher et de distribuer vingt milliards de dollars qui auraient dû servir à alimenter la population irakienne.

Ce qui est nécessaire est de regarder plus loin que les efforts frénétiques déployés par les Nations Unies pour disséminer de sombres prédictions parlant d’apocalypse climatique, et de se focaliser sur la question centrale du débat sur le réchauffement global : c’est alors, et seulement alors, que les raisons pour lesquelles il faut faire preuve d’un extrême scepticisme vis-à-vis des Nations Unies s’imposent et se font flagrantes.

La question centrale est bien sûr de savoir si les émissions de CO2 d’origine humaine ont un impact sur les températures globales. Dans le passage incroyablement bref et superficiel qu’elles consacrent au sujet, les Nations Unies affirment que « l’essentiel de la hausse observée des températures globales moyennes depuis le milieu du vingtième siècle est très vraisemblablement dû à l’accroissement observé des concentrations de gaz à effet de serre anthropogéniques. Il est vraisemblable qu’il y a eu un réchauffement anthropogénique significatif au cours des cinquante dernières années sur tous les continents (excepté l’Antarctique) ».

Cette affirmation hâtive laisse de côté le fait que, de 1940 à 1975, les températures moyennes globales ont baissé (ce qui a donné naissance à la peur, si souvent évoquée à l’époque, d’un refroidissement global), alors que les émissions de CO2 croissaient. La température globale moyenne a recommencé à baisser à partir de 1998, bien que les émissions de CO2 aient continué à croître. Pour 27 des 50 dernières années, on peut donc dire que les températures moyennes ont baissé tandis que les émissions de CO2 augmentaient.

S’il a existé une relation de cause à effet entre les émissions de CO2 et les températures au cours du dernier demi siècle, celles-ci semble aller plutôt dans la direction inverse de celle retenue par les Nations Unies. Et si tant est que nous connaissions effectivement un réchauffement global d’origine humaine, quelqu’un devrait dire à l’Antarctique de suivre le programme général.

Les Nations Unies disent aussi que « les concentrations atmosphériques actuelles de CO2 excèdent de très loin les niveaux naturels des 650 000 dernières années ». Les lecteurs d’une telle phrase sont censés imaginer les implications inhérentes à une telle affirmation. Ce que les Nations Unies laissent de côté est que la relation entre CO2 et températures sur les 650 000 dernières années est précisément l’inverse de celle qui pourrait conduire à croire en ce que disent les Nations Unies.

Les augmentations de concentrations atmosphériques de CO2 s’observent en général après les hausses de températures, et l’écart temporel entre les unes et les autres se situe si on observe les données issues de l’observation des glaces de l’Antarctique pour les 650 000 dernières années, dans une fourchette de 800 à 2000 ans.

Une reconstruction des températures pour les 3000 dernières années mise au point par Craig Loehle du National Council for Air and Stream Improvement montre que, voici un millénaire, les températures moyennes globales étaient plus élevées qu’aujourd’hui de 0,3 degré Celsius. Dans la mesure où cette « vague de chaleur » n’était pas à l’époque provoquée par des centrales thermiques et des automobiles, on peut dire aisément que les températures globales actuelles sont dans les limites de la variabilité naturelle, ce qui réduit à peu près à rien les affirmations des Nations Unies concernant les cinquante dernières années.

On pourrait parler aussi de la qualité des mesures de température sur lesquelles se basent les Nations Unies.

Dans le cadre d’un projet appelé  « Comment ne pas mesurer les températures », le météorologue Anthony Watts a parcouru le monde pour examiner les stations où les données sont recueillies. Watts montre, par exemple, que la station de Klamath Falls en Oregon est située au milieu d’hectares couverts d’asphalte, en une zone où les températures sont plus élevées que partout ailleurs dans la région. Watts dit que la localisation des stations de mesure semble avoir été choisie en fonction du confort  de l’observateur plutôt qu’en fonction de la pertinence des températures mesurées.

Il n’est pas difficile d’imaginer comment et en quoi le caractère faussé des températures mesurées depuis des stations telles que celle de Klamath Falls en d’autres endroits de la planète remet sérieusement eu cause la validité des températures  observées et, par conséquent, l’utilisation de semblables données dans le débat sur le réchauffement global. Quand on voit que les Nations Unies affirment avoir déduit une tendance au réchauffement global moyen de 0,75 degrés Celsius, il faut garder à l’esprit que James Hansen de la Nasa, pourtant très alarmiste, dit que la marge d’erreur concernant les températures moyennes globales est de plus ou moins 0,7 degrés.

On ne peut, en ces conditions, avoir une confiance excessive en ce que l’ONU affirme en matière de hausse globale des températures.

Ne nous laissons pas distraire par les gesticulations alarmistes  concernant la fonte du Pôle Nord, la disparition des ours polaires, et les innombrables autres catastrophes supposées qu’on mentionne dans le même mouvement que le réchauffement global et les émissions de CO2 : il n’existe aucune preuve que les émissions de CO2 ont créé le moindre problème environnemental, et il n’existe aucune justification scientifique à même d’inciter à donner les clés de l’économie mondiale aux Nations Unies.

Steven Milloy est le directeur de publication de Junkscience.com et chercheur au Cato Institute. Il est l’auteur de Junk Science Judo: Self-defense Against Health Scares and Scams, Cato Institute, 2001.
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Ecrit par STEVEN MILLOY
Le : 02/12/2007

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