
L'Institut Turgot et l'Institut Hayek publie une étude qui montre le caractère suicidaire de la réglementation envisagée par l'UE en matière chimique (REACH)
Le Parlement européen discutera dans les prochains jours d'une proposition de directive sur les produits chimiques, REACH, pour "Registration, Authorization, and evaluation of Chemicals".
Cette directive obligera les entreprises à soumettre à de nouvelles procédures d'enregistrement 30.000 substances chimiques, en grande majorité déjà présentes sur le marché. Certaines substances devront également faire l'objet d'une procédure d'évaluation; d'autres encore subiront une procédure d'autorisation.
Selon Angela Logomasini, auteur de l'étude, REACH coûtera aux entreprises européennes plusieurs milliards d'euros, sans aucun bénéfice avéré. "Cette directive réduira l'innovation et limitera l'accès aux marchés européens. Dans sa volonté de justifier REACH, l'Union européenne a commandité des études à la scientificité douteuse qui surestiment de manière fantaisiste les avantages de la directive. La réalité est : coûts certains, bénéfice nul."
C'est la première revue aussi complète, accompagnée d'une analyse critique, de toute la littérature qui a été publiée sur REACH. Cette revue fait clairement apparaître le caractère partisan et scientifiquement très approximatif de la très grande majorité de ces travaux. La seconde originalité de cette étude est la remise en perspective de tout ce qui est pris pour argent comptant en ce qui concerne la relation entre cancers et produits chimiques. Il s'agit d'une démystification dont on s'étonne qu'elle n'ait pas été faite plutôt.
L'étude, "La directive REACH : Dommageable pour l'économie mondiale, suicidaire pour l'Europe" (82 p.), publiée en collaboration avec l'Institut Hayek, peut être téléchargée sur ici. (lien valable au 1er octobre 2007)
Ecrit par et Institut Turgot Institut Hayek
Le : 09/11/2005
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