Institut Turgot au service de la liberté
Les quatre leçons de Serge Gainsbourg - initiation à la solidarité libérale

Les quatre leçons de Serge Gainsbourg - initiation à la solidarité libérale

Dans Le Monde daté  du 15 juin 2006,  l'éditorial de Jean-Louis Andréani,  écrivain régionaliste,  traduisait une méconnaissance profonde des relations volontaires constitutives de la société civile,  qui lui avait inspiré  son titre :  il y postulait  une prétendue opposition entre le libéralisme et la solidarité,  ne pouvant apparemment  pas imaginer  que les gens  puissent être spontanément  solidaires, et s'organiser d'eux-mêmes pour servir un bien commun  sans contrainte ni aide de l'Etat.  
Cela le conduisait à déduire faussement,  de citations sorties de leur contexte  - contexte dont il n'a tiré aucune conséquence,  que les libéraux  ne reconnaîtraient aucune solidarité  ni aucun bien commun.

C'est bien sûr  le contraire qui est vrai :  le libéralisme ne consiste pas  à nier la solidarité et le bien commun  mais à en décrire rationnellement  les conditions, parce que lui se soucie vraiment de les réaliser.  
Et c'est parce qu'il s'est astreint  à cette réflexion-là,  et grâce à elle, qu'il peut  et doit identifier  dans ce que les étatistes appellent  "l'intérêt général"  un prétexte automatique,  indéfinissable en raison, à l'arbitraire et dans leur redistribution politique  non pas une expression de la solidarité sociale  mais une négation du Droit, une source de conflits  qui ne constitue pas  la société  mais au contraire la détruit.

C'est pourquoi il peut paraître utile,  en prenant pour exemple un esprit réellement libre,  de présenter une initiation à la solidarité libérale,  la seule  qui soit authentique parce que tous ceux qu'elle embrasse la reconnaissent comme telle.
Une première version de ce texte a été communiqué  à M. Andréani,  sans réponse aucune de sa part.  Comme il l'a lui-même écrit,  entre les partisans de sa "solidarité" forcée  et ceux qui voudraient bien pouvoir lui échapper,  il n'y a guère de dialogue. Avec sa critique du "constructivisme",  Hayek nous avait bien permis de comprendre  que méconnaître la rationalité d'autrui est le préjugé premier du collectiviste.
F. G.



Il faut probablement saluer la chance que nous avons, Georges Lane et moi-même, que  l'article de M. Andréani nous reconnaisse comme représentatifs d'un libéralisme cohérent,  étant donné le peu que son auteur semble connaître de la question.  En effet,

— que le mode d’action spécifique de la politique est la contrainte, que la notion de “bien” se rapporte à la prospérité d’êtres vivants, et que seuls les êtres humains singuliers sont des agents moraux, ce sont là des observations banales de la philosophie, que n'importe qui se pose vraiment la question peut en outre reconnaître par soi-même comme vraies.

— Le libéralisme n'est pas "dominant" en France,  il y est proscrit : l'État n'y permet évidemment pas à ses partisans de vivre suivant leurs convictions.  Bien au contraire,  il leur prend leur argent pour favoriser leurs adversaires puisque ses monopoles, notamment universitaire,  y sont faits  pour les réduire au silence.

— Le libéralisme n'est pas une doctrine économique inventée au XVIII° siècle par Adam Smith fonctionnaire des douanes,  mais la morale sociale  du Décalogue  


—"tu ne voleras pas, tu ne mentiras pas,  tu ne désireras pas injustement le bien d'autrui, etc."—


que tout le monde reconnaît dans sa vie quotidienne, et une tradition politique dont les premiers écrits remontent au moins  à Lao Tseu,  


sans doute le véritable inventeur de la doctrine du Laissez-faire.   Parce que


"le gouvernement, avec toutes ses lois et ses règlements plus nombreux que les poils d'un buffle,  est un oppresseur vicieux de l'individu  et doit être plus craint que des tigres cruels",

Lao Tseu adressait ce sage conseil à l'Empereur  :

"Plus il y a d'interdits et de prohibitions, plus le peuple s'appauvrit... Plus on publie de lois et de règlements, plus il y a de voleurs et de brigands... C'est pourquoi le Sage dit :  je ne prends aucune initiative et le peuple se transforme de lui-même... Je ne m'engage dans aucune activité  et le peuple s'enrichit de lui-même..."



 

Cette tradition politique libérale n'oppose donc pas le respect des Droits individuels  à un ou plusieurs biens communs qu'elle rejetterait : au contraire elle le définit,  depuis  les derniers Scolastiques,  comme leur condition nécessaire.

Ceux-ci avaient en effet découvert — ce qui devrait être évident a posteriori,  que le “bien commun” ne peut être véritablement commun que… s’il l'est effectivement,  c’est-à-dire s'il ne lèse pas les intérêts légitimes de ceux qui sont appelés à le servir ;  et qu'en conséquence,  le respect des Droits personnels est une condition  non seulement de l’acte moral — quelle est la valeur d’un acte imposé par la force ? — mais du bien commun politique, c'est-à-dire de la justice :  il ne s'agissait en somme que d'éviter en politique l'hérésie théologique du marcionisme, qui opposait faussement la Loi d'amour à la Torah : c'est ainsi que la véritable solidarité est libérale et non étatiste.

"les intérêts personnels poursuivis par les êtres humains dans le respect des lois naturelles de la propriété et de la responsabilité de chacun, sont harmonieux et […]  leur ensemble constitue […]  l'intérêt général réel de la société"

Georges Lane,  "Infradéterministe ou ultralibéral",  deux paragraphes en dessous de celui que M.  Andréani citait comme "preuve" que les libéraux ne reconnaissent pas de bien commun
(dans cet article Georges Lane,  l'un des plus grands analystes de l'incertitude,  rappelle, comme nous l'a appris Hayek, que la pseudo-norme socialiste  de la "justice sociale" devrait impliquer un déterminisme strict. Or, non seulement la science contemporaine  réfute l'idée d'un déterminisme universel  mais la notion d'"égalité des chances", avatar contemporain de la "justice sociale",  par sa dénomination  et son intention mêmes,  reconnaît implicitement le fait  que tout programme déterministe  est inapplicable : c'est pourquoi  il raille  comme autant d'"infradéterministes" les socialistes qui y croient encore,  refusant de tirer les conséquences de cette contradiction).

La Déclaration des Droits de l'homme et du Citoyen du 26 août 1789 reflète,  imparfaitement,  ces conclusions établies plus d'un siècle auparavant,  même si ces Droits, la Révolution française les a surtout massivement  violés,  sous l'influence et le prétexte de la prétendue et absurde  "volonté générale" de Rousseau,  inaugurant  pour longtemps une tradition bien française.

— Enfin, s'il est vrai que la  "solidarité" des étatistes divise la société en deux camps, ceux-ci n'y vivent pas à l'écart l'un de l'autre :  un camp s'y impose par la force à l'autre,  lequel voudrait bien échapper  à ses confiscations, interdictions,  et vexations destructrices,  et ne le peut pas  sans fuir le pays. Et si elle en crée bien, de la solidarité,  c'est uniquement entre les membres du premier, pour s'en prendre à ceux du second,  et entre ceux du second,  pour résister aux attaques du premier .

 
Ne pouvant pas imaginer  que les fausses représentations  de M. Andréani soient délibérées,  j'y vois plutôt  un écho involontaire de ce  discours  orwellien  des étatistes contemporains qui font tout  pour qu'on ne puisse pas imaginer la solidarité sociale  en-dehors de leur redistribution politique. 
C'est pourquoi  il peut paraître utile de montrer comment cette redistribution-là détruit,   alors que  le libéralisme  réalise le bien commun et la solidarité sociale. 


Serge Gainsbourg

 Le 11 mars 1984 à TF1, sur le plateau de l'émission 7 sur 7,  devant les journalistes Erik Gilbert et Jean-Louis Burgat  et quelques millions de téléspectateurs, Serge Gainsbourg brûle aux trois quarts un billet de 500 Francs  pour montrer ce qui lui reste   après  que le "racket des impôts"  est passé,  en commentant ainsi :

 "— faut pas déconner… c'est pas pour les pauvres,  c'est pour le nucléaire".


En 1985,  lors du « Jeu de la vérité » il signera un chèque de 100 000 francs au profit de Médecins sans frontières.


De ces  deux gestes,  qu'il renouvellera par la suite,  nous pouvons tirer  quatre leçons :



—  La première leçon  est qu'on ne peut pas empêcher  ceux à qui on prend les trois quarts des fruits de leur travail — et cela arrive très vite : quel est le smicard qui sait que la Sécurité sociale  lui prend déjà  la moitié de son  salaire ?   de se juger opprimés,  et asservis,  par l'Etat. 


Qu'une société politique  qui nie les Droits d'une classe sociale,  en raison même du fait  qu'elle produit davantage que les autres,  ne peut pas prétendre servir  un quelconque bien commun. 

Pour qu'un bien soit véritablement commun,  chacun doit pouvoir y reconnaître  son bien propre,   et il ne peut plus l'être,  commun,  à partir du moment  où certains  nient le Droit des autres,  c'est-à-dire leur humanité  commune,  sous prétexte de le réaliser.



 — La deuxième leçon  est que,  même lorsque l'Etat vous asservit aux trois quarts au prétexte de l'"intérêt général"  et de la "solidarité sociale",   il ne réussit pas à vous rendre indifférent au bien d'autrui ; que  la "solidarité" forcée  ne tue pas la solidarité naturelle,  malgré tout ce qu'elle fait pour la priver de ses moyens.
Peut-on rappeler que les dons récents de Warren Buffett et de Bill Gates s'élèvent à 150 milliards de dollars, ce qui représente davantage que le PIB annuel du Maroc ?



— La troisième leçon 


— "faut pas déconner… c'est pas pour les pauvres, c'est pour le nucléaire"— 


est que par définition ce sont les puissants qui imposent  la redistribution politique,  et c'est aux politiquement faibles   qu'ils l'infligent ;  et que l'on croirait moins  à ses vertus "solidaires"   si l'on gardait ces axiomes-là à l'esprit.


Dans "Voleurs de pauvres",  où je mentionne les rapports entre la richesse et la puissance brouillés par le marxisme,  j'ai énuméré  quelques politiques dont l'opinion croit qu'elles profitent aux pauvres  alors qu'elles les oppriment :  salaire minimum, logements sociaux, garanties de prix agricoles,   subventions aux transports,  retraite par répartition,  prébendes aux artistes officiels, pseudo-"gratuité" de l'enseignement, impôts sur les sociétés et plus généralement impôts contre l'épargne. 

J'y décrivais les principes et les premiers mécanismes de l'illusion fiscale,   expliquant pourquoi les hommes publics ne connaissent pas les effets réels de leur redistribution politique  et ne se soucient pas de les apprendre :  a fortiori, l'opinion.

C'est le métier des économistes que de n'être pas dupes de cette illusion fiscale-là. C'est pourquoi on n'aurait pas trouvé indigne d'un journaliste professionnel, qui écrit sur le libéralisme  et le présente comme une doctrine "économique",  qu'il reconnaisse que, pour les économistes libéraux, l'intervention de l'Etat  n'a pas du tout les effets  que lui prêtent ses partisans.





—  En effet, parmi les manifestations de cette illusion fiscale  figure  le fait qu'on n'a pas encore tiré  la quatrième leçon,  qui est que Serge Gainsbourg  aurait bien pu brûler la totalité   du billet,  et pour illustrer non pas ce que la redistribution politique lui laisse de son argent,  mais ce qu'elle en fait. 


Car  les puissants n'y sont solidaires — entre eux — que pour prendre aux faibles.  En revanche,  pour partager ce qu'ils leur auront pris,  ils se disputeront forcément ; 


dans "La Loi de Bitur-Camember",   nous affirmons qu'un raisonnement économique correctement mené

— tenant compte  de toutes les tendances naturelles vers l'équilibre —

doit conclure qu'ils dissiperont l'équivalent de la richesse redistribuée au cours des efforts faits pour s'en emparer.



Les lois universelles de la concurrence  font donc disparaître à terme  les profits de la redistribution politique,  mécanisme inéluctable qui amène celle-ci à détruire l'équivalent de ce dont elle s'empare. 

C'est parce qu'ils estiment avoir payé assez cher les rentes de la redistribution politique  que ses privilégiés affichent de plus en plus cyniquement l'irresponsabilité de leur égoïsme.


C'est sans doute ce chacun-pour-soi,  fatalité du collectivisme mûrissant, que M. Andréani prend pour de l'"individualisme libéral". 


Et c'est parce que cela devient trop visible aujourd'hui que les nostalgiques du Front populaire,  où l'illusion pouvait encore demeurer à ce sujet,  ont cessé de croire  aux lendemains qui chantent.

Face aux vaines destructions de la fausse solidarité forcée,  demeurent les vraies solidarités,   lesquelles  constituent la société civile.
Dans la réalité,  on est solidaire lorsqu'on a des intérêts communs.  Et cette solidarité-là   est inhérente à la nature humaine,  parce que nous ne pouvons éviter d'affronter ensemble toutes sortes de défis,  qu'on nous les impose    ou que nous ayons choisi d'y participer.


La solidarité par la nature

Aucun être humain ne peut naître ni survivre  si au moins une personne n'identifie pas son bien propre avec le sien.  L'humanité n'existerait pas  sans cette solidarité,  où chacun   donne et reçoit à son tour en vertu des engagements  et des affections qui constituent la famille,  dont chacun reconnaît le maintien comme un véritable bien commun,  à la fois   parce qu'il en dépend,  et parce qu'elle sert authentiquement  chacun de ses membres singuliers,  seuls êtres pour lesquels  la notion de "bien" puisse avoir un sens.

 Une autre forme de solidarité  naturelle,  celle-là imposée par les circonstances, lorsque le groupe fait face  à un danger commun :  chacun sait que la préservation de ses biens,  voire de sa vie,  dépend des engagements  que chacun a pris pour la sauvegarde commune.  Les experts militaires ne doutent pas que cette solidarité-là est inscrite dans les gènes,   quand ils voient la force des obligations  que ressent vis-à-vis des autres chaque membre d'un groupe de combat.




La solidarité par la raison

Quiconque voit  ses semblables dans le besoin  est capable de s'imaginer à leur  place,   comprenant  qu'il pourrait bien un jour s'y retrouver ;  c'est une raison de plus pour que,  dans les groupes plus larges,  des pratiques d'entraide  se développent,   qui peuvent à la longue se transformer en institutions traditionnelles :  le Docteur Patrice Planté  citait récemment les Hospices de Beaune   comme exemple de cette entraide  efficace et raffinée,  et qui présente en outre  cet autre aspect fréquent,  qu'on retrouve dans les églises,  de la solidarité sociale comme aspect secondaire d'une autre entreprise de création.

Cependant,  on peut juger nécessaire de former des solidarités plus vastes encore,  face à des défis  de plus grande ampleur.   C'est alors que se développent les  contrats,  engagements plus ou moins longs,  plus ou moins formels,  où chacun s'engage  à fournir un service,   et assumer avec lui une partie des aléas d'une organisation commune  créée à cette fin.

Ces innovations introduisent dans la solidarité un changement moral dans la mesure où,  même  s'il les inspire aussi,   le sentiment y est moins nécessaire pour que cette solidarité existe :  on aide les autres parce qu'on s'y est engagé,  parce que c'est leur Droit, et parce qu'on reconnaît que c'est l'intérêt de tous.



 La solidarité par le marché

On pense naturellement,  parce que c'est là que c'est le plus clair,  aux sociétés d'assurance mutuelle,   organisées à partir du XVIII° siècle  pour mettre en oeuvre  de nouvelles  techniques de définition,  de diversification, de transformation et d'échange des risques.


On sait moins que les marchés organisés,  dits "spéculatifs",  jouent le même rôle  :  en découpant et en recomposant les droits de propriété,  ils mettent au point des contrats ajustés aux besoins de chacun,  en lui permettant de diversifier son risque, de l'échanger et de le gérer indépendamment de l'épargne.   

On reconnaît  encore moins  que ce sont tous les marchés qui établissent  cette solidarité entre les hommes,   en les confrontant à une rareté commune,  parce qu'ils mutualisent  les aléas  auxquels ils sont exposés. 
 Turgot,  avec Cantillon le plus grand économiste du XVIII° siècle,  avait bien compris que c'est en établissant la liberté du commerce  et du stockage  des grains qu'on ferait disparaître les pénuries  et les disparités de prix dans l'espace et le temps, et avec elles la faim des hommes :  car  le spéculateur  ne peut gagner que s'il achète  où et quand le grain est abondant et bon marché,   et vend où et quand il est rare et cher,  et il n'a intérêt à s'arrêter que si les différences de prix dans l'espace et dans le temps ne reflètent plus que les coûts de transport et de stockage.

Turgot s'était heurté à l'époque  à l'égoïsme criminel et stupide des monopoleurs ;  le même égoïsme est à l'oeuvre aujourd'hui,   notamment en matière d'emploi,  et son masque est justement la "solidarité sociale" étatiste.

 
Les 35 heures ou la fausse solidarité  à la place de la vraie

Pour que  ceux qui ont un emploi  se poussent assez  pour admettre les chômeurs en leur sein,   il leur suffirait de leur reconnaître en tant que membres,  comme eux,  de l'espèce humaine, le droit de proposer leurs services sans en demander la permission à d'autres que leurs éventuels employeurs.  Ceux-ci trouveraient alors un emploi  au prix  d'une légère baisse générale des salaires,  que l'approfondissement des échanges et autres progrès de la productivité   inverseraient rapidement. 

 Cependant, les étatistes ne veulent en aucun cas  que l'on découvre  une "solidarité sociale" qui passe par la liberté personnelle,  qui naîtrait spontanément de la justice restaurée,  résolvant enfin les problèmes parce qu'elle les aurait déclarés,  eux,  inutiles et mêmes nuisibles :   à la place,  ils ont maintenu leurs interdictions de travailler et leurs punitions pour avoir travaillé et, à partir d'une glose arithmétique indigente sur des statistiques,   ont imposé  un prétendu "partage du travail" qui n'a fait qu'aggraver les choses,  en affaiblissant le zèle  des cadres et le revenu des bas salaires,   c'est-à-dire  la production totale dont dépendent les vrais emplois. 


Des tiers-mondistes démasquent une fausse solidarité  et découvrent la vraie 

En revanche,  un des événements les plus encourageants  de ces dernières  années est que de nombreux  tiers-mondistes  se sont rendus compte  que  le protectionnisme des pays riches,  imposé sous prétexte de protéger les "intérêts nationaux"  (tous les partis  tiennent à leurs fausses solidarités infligées par la force)   interdisait aux pauvres de gagner leur vie :   ils se sont mis à le dénoncer,  et l'on voit des pays pauvres s'enrichir,  parce que la libre concurrence a rendu les riches solidaires des pauvres   par la reconnaissance mutuelle de leurs Droits.
Ce progrès semble bien parti,  il se fait par à-coups,  et d'autant plus difficilement   dans les pays où les étatistes s'accrochent  à leur pseudo-solidarité  imposée,  et accusent cette nouvelle et vraie  solidarité  de provoquer des pertes  dont eux-mêmes  sont la cause.
En fait,  l'enrichissement y  est mutuel,  aussi sûrement et certainement que la pseudo-"solidarité" forcée  ne profite en fait à personne.

Si les tiers-mondistes,  qui ont compté quelques fanatiques dans leurs rangs,  finissent par découvrir  la solidarité vraie,  celle qui passe par la reconnaissance mutuelle des Droits,  ne peut-on pas espérer que d'autres le fassent à leur tour ?

 




Ecrit par François Guillaumat
Le : 07/07/2006

Aucune contribution sur cet article

Déposer une contribution


Titre


Mots clés

Description

Code de vérification

Veuillez saisir le code Anti-Robot ci-dessus, ce code sert à vérifier que vous n'êtes pas un Robot indélicat.

Création de sites internet Advanced Informatique