Yves Roucaute, né à Paris en 1953, est Agrégé de Philosophie, Docteur d'Etat ; depuis 2002, il est Professeur agrégé en sciences politiques. Il enseigne à l'Université Paris-X Nanterre.
Activités
Il y fait un cours de relations internationales, en Maîtrise de Science politique. En DEUG de Droit, un cours de Sociologie politique pour les étudiants de 1ère année. En DEA de Politique Comparée et Sociologie Politique, il tient en philosophie politique un Séminaire d'introduction à la pensée américaine. Enfin, en DESS de Politiques publiques locales il tient un Séminaire de Communication Politique.
Il a commencé sa carrière universitaire comme enseignant à Vincennes et assistant à la faculté de droit de l’Université d’Amiens, puis comme professeur à la faculté de droit de l’Université de Poitiers. Il dirige aussi l'habilitation du libéral-conservateur Lucien-Samir Oulahbib.
Yves Roucaute est Président de Président de l'Institut de l'Europe Libre. Outre son appartenance au Conseil scientifique de l'Institut Turgot, il est Fellow de l'Atlantis Institute.
La référence au néo-conservatisme
Comme on en fait la réputation à certains de ceux qui passent pour "néo-conservateurs", Yves Roucaute a un passé différent : ancien Vice-Président de l'UNEF, de l'Union des étudiants communistes, ancien président de l'institut Antonio Gramsci. Son excuse est que son père est un éditeur connu de la presse communiste. Il a aussi participé à plusieurs journaux de gauche, notamment à la rédaction de L'Événement du Jeudi, même s'il a aussi contribué au journal économique Capital [1]. Il a aussi travaillé dans différents cabinets ministériels dont, en 2002, celui de François Loos, ministre délégué de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur et a dirigé, quatre ans durant, les programmes culturels de la chaîne télévisée France 3.
Il a rompu en 1979 avec le Parti Communiste en France, et c'est à ce parti qu'il a consacré ses premiers ouvrages : en 1979 Le PCF et les sommets de l'Etat, en 1980 Le PCF et l'armée. Ayant rompu avec le marxisme, il a reconnu la justice naturelle, notamment dans La République contre la démocratie. Dans Les Démagogues il esquissait une histoire du populisme depuis l'antiquité jusqu'aux régimes totalitaires du XXe siècle [2]. Il avait apparemment décidé, suivant la formule de Ayn Rand, de "soumettre la politique à la règle morale", reconnaissant comme elle que c'est aux États-Unis que cette tentative était allée le plus loin.
Le philosophe raconte sa recherche des valeurs perdues, l’histoire de la montée d’un doute qui le rongeait lors des soirées avec Louis Althusser, l’ami de la famille, Félix Guattari, le copain des combats marginaux, au cours des discussions informelles avec Jean-François Lyotard ou Michel Foucault, des rencontres plus [cérémonieuses] avec Gilles Deleuze ou Jacques Derrida... [3].
Il s'est prononcé, au nom de la liberté, contre le projet de "Constitution" européenne.